« Des scènes d’émeute, de violence et de pillage se sont déroulées et répétées à Nice dans le centre ville, lésant et mettant en péril les biens et les personnes. La presse locale, se conformant au « politiquement correct », fragile paravent de la lâcheté, incrimine « des jeunes » et des « casseurs ». Ces formules imprécises, pêchent volontairement par omission. Ces jeunes et ces casseurs avaient pourtant un point commun connu des autorités ; elles se gardent bien de relever. Les drapeaux étrangers déployés, l’appartenance à une même communauté et les cris d’ « Allah Akbar ! », signent ces délits. Il ne s’agit donc pas de délits de droit commun, mais d’une confrontation ethnique, communautaire et religieuse, assortie de délits de droit commun. La Ligue a toujours promu la tolérance et le dialogue, mais également une extrême vigilance.  Aujourd’hui, la frontière du tolérable a été franchie et nous n’en accepterons pas davantage. Les auteurs des faits et provocations, confondent apparemment tolérance et faiblesse ; il est temps de les détromper. »

« Le maire actuel, pour se démarquer de son prédécesseur dont il briguait le siège, avait promis à la communauté musulmane la construction d’une « grande mosquée » à Nice. Les évènements survenus sont la preuve que les représentants de cette communauté, pour respectables qu’ils soient, sont incapables de maîtriser l’extrémisme et le racisme grandissants qui fleurissent en son sein. La promesse de M. Estrosi a apparemment été interprétée d’une manière minimaliste et partisane, comme une faiblesse, par les extrémistes. De tels évènements ne s’étant jamais produits à Nice auparavant malgré des décennies de guerres et de tensions au proche et moyen Orient, les conclusions sont claires : le candidat désirant être élu à tout prix n’a pas fait preuve de la plus élémentaire prudence dans un domaine on ne peu plus délicat. » 

« Le début de sa mandature est donc oblitérée par des évènements qui évoquent, toutes proportions gardées, ceux qui se sont déroulés quand les troupes turques de Soliman, allié de François Ier, envahirent la ville basse en 1543. Ces désordres sont d’une telle gravité que son pouvoir, même s’il perdure légalement, a perdu toute légitimité morale aux yeux de beaucoup de Niçois, ses électeurs compris. Augmenter les impôts locaux dans de fortes proportions, dépenser des millions en communication, jongler tel un bateleur avec les anneaux olympiques pour avoir prétexte à occuper, à prix d’or, l’espace médiatique, alors que la situation générale est dramatique, bénir laïquement les pacsés en mairie, ou apporter un livret de famille à une star du show-biz à la maternité, ne sont pas des actions propres à établir son crédit et son aptitude à diriger. Gouverner c’est prévoir et non paraître ; or, depuis un an la « gouvernance » de M. Estrosi se borne à des effets d’annonce, à une très forte augmentation d’impôt, sur un fond de guerre civile ethnique et religieuse ».

« La Ligue souligne que la spécificité historique de Nice rend plus odieux encore le fait que des hordes de voyous saccagent aujourd’hui notre ville aux cris d’ « Allah Akbar ! ». En 729, 778 et 813 les sarrasins rasèrent Nice ; en 902 ils incendièrent Tende et en 970 ravagèrent de nouveau les alentours Nice. Depuis cette époque jusqu’au début du XIXème siècle, les habitant du Pays de Nice subirent les actes de piraterie et les incursions maures avec leur cortège de meurtres, viols et pillages. Une multitude d’habitants, en particulier les jeunes hommes, les femmes et les enfants, furent enlevés au cours des siècles par les sarrasins ; les victimes étaient vendues sur les marchés d’esclaves d’Alger, d’Oran et d’autres lieux. Les chevaliers de Malte s’installèrent à Nice pour tenter de racheter les captifs chrétiens réduits en esclavage. Lors du siège de 1543, la flotte turque fit pleuvoir sur notre ville des milliers de boulets chauffés à blanc, l’un deux est encore scellé sur un mur de la vieille ville. Les Turcs, alliés des Français, ravagèrent la ville basse, le quartier Riquier, massacrèrent les habitants, brûlèrent le couvent Sainte-croix et violèrent les religieuses. Les janissaires de Barberousse firent des razzias jusqu’à Sospel et enlevèrent un millier de Niçois, voués à l’esclavage. Par bonheur la flotte de Doria les délivra au large. Ces faits sont anciens, mais il convient de les rappeler aux extrémistes, qui sans cesse, évoquent les Croisades, pour tenter de justifier aujourd’hui un combat revanchard contre l’Occident Chrétien. » 

« En outre, les Niçois, contrairement aux Français, et bien qu’ils aient fait partie eux aussi de « L’Occident Chrétien », n’ont jamais pratiqué la traite négrière ; ils n’ont réduit aucun peuple en esclavage et fermement refusé que l’Inquisition s’installe chez eux. De même, ils n’ont colonisé aucun pays et se sont libérés seuls en 1944, sans l’appui de troupes françaises ou alliées. Ils ont depuis toujours accueilli les communautés étrangères qui s’installaient chez eux pour travailler. Les Niçois, il faut le dire hautement, ne doivent rien à quiconque ; ceux qui invoquent des préjudices antérieurs pour justifier des actions agressives et provocantes, doivent savoir qu’ici, ils sont à Nice et non ailleurs. Compte tenu du passé de Nice, ils devraient parler plus bas, bien heureux que les Niçois ne leur réclament pas des comptes. C’est pourquoi, les Niçois ne toléreront pas que l’extrémisme islamiste reproduise aujourd’hui à Nice, les crimes dont il s’est rendu coupable hier, même sous une forme différente. Et s’il le faut, ils reprendrons le battoir de Ségurane, pour les remettre à raison. »

« La L.R.L.N. constate que le pouvoir jacobin décadent, aujourd’hui en pleine déconfiture morale et financière, s’il pressure toujours un peu plus les citoyens, ne remplit plus son obligation de les protéger, pire il les empêche de se défendre. A l’heure du danger, les Niçois doivent donc tenir compte de ce paramètre capital. La Ligue a pour but de défendre les intérêts niçois, elle fera donc ce qu’il convient en ces temps cruciaux pour Nice. Nous appelons nos 8000 adhérents ainsi que nos sympathisants, qui ne peuvent pas tous être joints pas courrier, ou courriels à se rendre d’urgence au siège de la Ligue, aux jours et heures de réceptions habituels, afin de tirer, ensemble et de concert, les conclusions pratiques des graves évènements intervenus. Les Niçois sont maîtres chez eux ; ceux qui ne les respectent pas et prétendent importer la haine et la violence dans le Pays de Nice qui les accueille, en subiront les conséquences. Ahura basta ! Issa Nissa ! »