"Avant les élections municipales, M. Estrosi disait : "Je quitte le gouvernement pour me consacrer à ma ville". Un an plus tard, il quitte "sa" ville pour se consacrer au gouvernement. Ayant obtenu un poste de ministre délégué, Il déclare "je ne pouvais pas laisser passer une telle opportunité" et se qualifie ainsi, lui-même, d'opportuniste.

Il assure également "qu'il continuera à travailler sept jours sur sept, dix-huit heures par jour, pour sa ville et le département". Cela laisse entendre qu'il ne travaillera pas pour le ministère. Il semble que M. Estrosi n'ait pas conscience du fait qu'une petite majorité de Niçois l'a élu pour gérer la ville de Nice et non le département, dont il n'est plus en charge depuis sa démission du poste de conseiller général et par contre-coup de sa présidence du conseil général.

Et pour finir M. Estrosi, indique que son nouveau poste de ministre délégué au ministère de l'Industrie permettra d'aider le département "qui vit 55% de l'industrie et 45 % du tourisme". Nous apprenons avec surprise que le département, dont il n'est plus en charge, et la ville de Nice, qu'il est censé gérer, vivent à 55% de l'industrie !

Il apparaît que M. Estrosi a des ambitions nationales, et se préoccupe plus des ministères parisiens et du département que de la ville de Nice. Cette politique n'est ni saine ni sûre. Après les échecs retentissants des projets, des Balcons du Mercantour et des J.O d'hiver, de sa politique sécuritaire, laquelle se résume à des déclarations dans la presse et à la pose de caméras, de l'échec de sa politique de propreté de la ville, après son grotesque projet de "marier Nice avec Marseille", M. Estrosi après seulement quinze mois de mandat, a fait la preuve de sa totale incapacité à adopter une politique cohérente et efficace.

Si l'on compare le nombre de ses interventions dans la presse, et les résultats obtenus, l'on constate une affligeante carence, masquée par des effets d'annonce journaliers. Après sa nomination à Paris, l'on peut s'attendre à pire. En un peu plus d'un an à peine, M. Estrosi a usé le petit crédit dont il pouvait bénéficier du fait de son élection à Nice. Pour finir, M. Estrosi, sans considération pour les difficultés des niçoises et des niçois, durement frappés par la crise, a augmenté les impôts locaux, dont le taux était demeuré stable durant près de dix ans, de 15 % d’un coup. Hausse d’impôt qui s’ajoute à celle, similaire décidée par le président du Conseil Général. Dans le même temps, l’argent public coule à flot, pour assurer la communication médiatique de M. Estrosi dans la presse. Cette "politique de paillettes et bulles de savon" sera extrêmement préjudiciable à la ville, qui supporte déjà les énormes dettes des errances survenues dans les années 1990, alors que M. Estrosi était déjà au conseil municipal . Il convient donc, dès à présent, de rassembler et mettre en mouvement les forces démocratiques qui devront prendre la suite lors des prochaines élections municipales"