Vous ne vous êtes pas manifesté publiquement

depuis un certain temps et beaucoup de nos lecteurs nous interrogent à ce propos. Que faites-vous actuellement ?

Et bien, plutôt que de brasser du vent comme le font certains, je travaille beaucoup.

Pouvez-vous nous dire à quoi vous travaillez ?

À des choses extrêmement utiles pour les Niçois et pour l’identité niçoise.

Vous êtes peu loquace, ce silence ne vous ressemble pas…

Vous savez, les grands silences précédents quelquefois les terribles tempêtes. Quand, dans la forêt bruissante, un grand silence se fait brusquement, c’est le signe qu’il va se passer quelque chose… Dans l’état où est Nice, dans l’état de total délabrement où sont l’identité niçoise, l’économie, la moralité publique, le monde politique, les finances des collectivités et de l’État, la politique de sécurité, et par voie de conséquence, tout ce que subissent les Niçoises et les Niçois… chacun attend qu’il se passe « quelque chose » à Nice, et il va nécessairement se passer quelque chose…

À Nice, pourriez-vous… disons, provoquer cette « chose » ?

Qui sait… Tout est possible, et rien n’est exclu. L’avenir, nous le dira ; l’avenir proche s’entend, car nous sommes en plein naufrage économique, moral et politique, et on ne pourra attendre trop longtemps pour agir. Mais, comme le disait Garibaldi « il faut attendre l’heure ».

Que pensez-vous de la classe politique niçoise ?

Certains s’agitent dans le superficiel pour se donner l’impression d’exister, et tenter de le faire croire aux autres. Aujourd’hui tout le monde politique, depuis les groupuscules jusqu’aux partis nationaux, est englué dans le système des effets d’annonce, mais les uns chassant les autres à un rythme médiatique infernal, ils finissent par s’annuler.

Les politiciens préfèrent l’illusion à l’action, il est plus aisé de poser vingt secondes devant un photographe, ou une caméra que de travailler vingt jours sur un dossier. La photo tout le monde la voit, le travail non. Pour ma part, je privilégie l’efficacité et le travail de fond, car on ne peut bâtir que sur le durable, le solide et non sur une « communication » creuse et trompeuse. Je me manifesterai quand il le faudra et que mes amis et sympathisants se rassurent, ce ne sera pas pour rien.

Que se passe-t-il à la Ligue, que vous présidez ?

Pour répondre brièvement, nous voyons beaucoup de monde, nous faisons de nombreuses d’adhésions et délivrons des cartes d’identité niçoise ; nous diffusons des drapeaux Niçois. Nous recevons aussi des dons anonymes, ce qui est un signe fort.

Je profite de cette interview pour remercier les généreux donateurs qui participent ainsi à notre combat. Outre nos adhérents et sympathisants, j’ai autour de moi un groupe de jeunes très capables, déterminés à défendre Nice et fiers d’êtres niçois ; dans la situation actuelle, ce fer de lance est un vrai trésor pour Nice. Nous analysons évidemment la situation actuelle et nous réfléchissons surtout au moyen d’en sortir au plus vite, ou à défaut de protéger les Niçois. S’agiter dans tous les sens, ne sert à rien, il faut frapper juste et au bon moment. Je ne vous cacherais pas que les analyses de notre comité politique nous ont conduit à des conclusions très précises, et chaque jour qui passe nous confirme qu’elles sont exactes. Nous mettons en œuvre les moyens qui nous permettrons d’en tirer les conséquences pratiques le moment venu, et attendons que le contexte se prête à une action décisive ; au train où vont les choses, il semble que ce moment est assez proche.

Pourquoi n’avez-vous pas présenté de candidats aux dernières cantonales ?

Nous n’avons pas présenté de candidats, car contrairement à d’autres, nous pensons que les élections ne sont pas un jeu de Monopoly politique, dans lequel il faut à tout prix briguer un mandat électif, systématiquement, où que ce soit, et se transporter ainsi d’un canton à l’autre, sans respect pour les électeurs ; et il est particulièrement inconvenant de raconter n’importe quoi aux gens en adaptant son discours selon les particularités du lieu. Pour présenter un candidat, il faut être certain qu’il sera utile au canton. En 2008 je me suis présenté personnellement dans le premier canton de Nice. Je connais très bien ce canton historique et je savais que je pouvais être utile à ses habitants, soit en étant élu, ou à défaut en empêchant l’élection purement politicienne de M. Ciotti, qui ayant mis en branle la machine UMP s’agitait beaucoup et faisait si l’on peut dire tous les enterrements du quartier.

Je suis arrivé en 3e position, après l’UMP et les socialistes, et devant les autres partis nationaux et autres groupuscules. J’ai demandé à mes électeurs, souvent des amis, de faire barrage à M. Ciotti au second tour et… Monsieur Ciotti a été battu ; comme je savais ce qu’il disait de moi, sa défaite ne m’a pas ému outre mesure. Mais le fait qu’il soit dans l’obligation de crapahuter pour aller se faire glorieusement élire dans les montagnes afin d’accéder au Conseil général, avec les moyens énormes qu’il avait mis en place dans le premier canton, m’a beaucoup amusé. Ma candidature a donc été utile, car nous avons vu ensuite que ce n’était pas la gestion du premier canton qui l’intéressait, mais un poste de conseiller général où que ce soit. Quant à moi, aller me présenter de canton en canton comme un colporteur, non, cela n’a pas de sens et ce serait même indécent. La Ligue aurait pu présenter quelqu’un d’autre, me direz-vous, mais là aussi il faut trouver un candidat qui fasse le poids, connaisse très bien le canton, ses problèmes, et puisse véritablement être utile. Présenter n’importe qui, n’importe où comme font certains, ce n’est pas notre philosophie, c’est se moquer des électeurs.

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