La vérité sur la souveraineté française sur Nice et la Savoie

La Ligue pour la Renaissance des Libertés Niçoises, ou L.R.L.N. est une association régie par loi de 1901.

Depuis près de deux millénaires, le Pays de Nice est titulaire de droits certains. Annexé comme la Savoie, par le biais d'une occupation militaire suivie d'un plébiscite truqué, Nice s'est rebellée en 1871, exprimant par la voie des urnes sa légitime volonté d'indépendance. La IIIe République étouffa la voix des Niçois en instaurant la dictature à Nice. C'est pourquoi, depuis lors, le problème est pendant et beaucoup de Niçois ne l'ont pas oublié même si cet épisode a été gommé de l'histoire officielle de la Ville.

La caducité du traité de Turin

Dans une étude particulièrement brillante et extrêmement documentée, parue en librairie sous le titre Nice, demain l'indépendance chez France-Europe Editions, Alain Roullier, président de la Ligue, apporte amplement la preuve que le traité de Turin est caduc pour de multiples raisons de droit et de fait :

Mars 1860, traité invalide pour des raisons juridiques majeures : violation de la charte de dédition de 1388 et des lois sardes en vigueur.

Avril 1860
, occupation militaire française de Nice suivie d'un plébiscite truqué qui ne peut avoir aucune valeur juridique : non-inscription volontaire sur les listes électorales de la quasi totalité des Niçois en droit de voter ; vote de très nombreux non-Niçois ou de personnes ne figurant pas sur les listes électorales niçoises ; listes électorales dressées exclusivement par des agents français disposant du pouvoir de statuer sommairement sur les réclamations, sans aucune voie de recours ; ville sous administration civile et militaire française avant-même le plébiscite ; organisation du plébiscite, surveillance des bureaux et dépouillement du scrutin confiés exclusivement à des agents français ; absence de bulletins négatifs, vote public et non secret, totale absence d'observateurs neutres ou opposants, occupation militaire de la ville et du lieu du scrutin ; plébiscite également invalide car le traité de Turin ne stipulait pas les conditions pratiques de l'annexion et surtout ne déterminait pas les populations concernées par l'annexion, puisque le tracé définitif des frontières sera fixé un an après le vote… L'occupation de Nice est le modèle de toutes les annexions coloniales futures : occupation militaire, corruption des chefs locaux, élections falsifiées… Les responsables français traitent d'ailleurs à l'époque les Niçois " d'indigènes "…

Par la suite, très graves violations du traité tant à Nice qu'en Savoie qui s'est vue privée de la neutralité stipulée dans le traité. A Nice, pillage de l'Archiconfrérie de la Miséricorde, application illégale des lois sur les congrégations, suppression des avantages concédés aux propriétaires frontaliers etc…

1871, instauration de la dictature à Nice par la IIIe république. Nice occupée par dix-mille fusiliers marins, la cavalerie, l'artillerie, la gendarmerie et la police , forces chargées de bâillonner le peuple niçois qui à une écrasante majorité avait élu trois députés (dont Garibaldi) et un conseil municipal indépendantistes, avec mandat impératif de réviser le traité de Turin et de demander l'indépendance à laquelle Nice avait droit.

1940 : suspension du traité de Turin.

Février 1947, traité de Paix international : viol des conventions définitives complémentaires au traité de Turin ; non-respect des clauses fixant impérativement les modalités de remise en vigueur dudit traité

Conséquences

Pour les raisons, très sommairement exposées ci-dessus et développées en détail dans l'ouvrage de M. Alain Roullier, le traité de Turin est totalement caduc et n'a aucune valeur légale. Nice et la Savoie sont donc libres de choisir leur destin (comme la Corse, car le traité de Versailles signé en 1768 est également abrogé).

Tous les grands pays d'Europe sont fédéraux ou accordent des pouvoirs très étendus aux régions : Royaume-Uni, République Fédérale Allemande, Belgique, Italie, Espagne… Le centralisme français est une exception anachronique appelée à disparaître. Nice et la Savoie, lasses de subir injustement les effets désastreux de la décadence française, sont fondées à réclamer l'indépendance à laquelle elles ont juridiquement droit.

Il faut savoir tout d'abord que la première république française, elle-même, dans l'un de ses décrets a stipulé que les Niçois et les Savoisiens étaient " des peuples souverains "
Nice n'est française qu'en vertu du traité de Turin signé le 24 mars 1860 par Victor-Emmanuel II et Napoléon III qui désirait transformer le Pays de Nice en bouclier à ses frontières. Mais près de 150 ans de domination française ne constituent qu'une parenthèse dans ses vingt-cinq siècles d'Histoire… Souvent attaquée, pillée et rançonnée par les troupes françaises, Nice a vu sa liberté confisquée frauduleusement par Napoléon III avec la complicité de Victor-Emmanuel II, puis par la IIIe République, héritière de cette forfaiture. Aussi ancienne que Lutèce, érigée en commune libre et indépendante dès 1108, source d'une ancienne et riche culture, Nice n'avait rien à apprendre et tout à craindre du jacobinisme parisien dont le but a toujours été de gommer son histoire. Le peuple niçois colonisé et précipité de surcroît dans trois guerres meurtrières dont il n'avait que faire, a toujours résisté à cette assimilation et certains osent le lui reprocher.

En conséquence la Ligue Niçoise est apolitique et ne reconnaît pas la légitimité de l'action des partis politiques français à Nice, du fait qu'ils sont les fruits d'un régime qui a privé notre ville de ses droits historiques et de sa liberté.

La Ligue se veut une force de proposition et une alternative aux partis politiques français, qui ne voient en Nice que l'instrument de leur propre puissance laquelle s'exprime à Paris au sein d'Assemblées françaises, au mépris des droits et intérêts des Niçois.

Les Niçois, comme les Savoisiens, ont des droits historiquement et juridiquement établis. Ces droits ont été illégalement confisqués par la force et il convient de les restaurer.