AIGLE_MASSE_

« Un sondage initié par le monopole de presse niçois, connu pourtant pour ne pas être en délicatesse avec le maire de Nice, prouve sans équivoque que la quasi totalité des Niçoises et des Niçois désirent que soient retirées les ferrailles commémorant le cent cinquantenaire de l’annexion de Nice lesquelles défigurent la Vieille Ville et le front de mer. Ces ferrailles qui rappellent  l’invasion militaire et le plébiscite truqué de 1860, sont censées représenter les « neuf vallées niçoises » qui n’ont historiquement jamais existé. Il semble que pour l’occasion l’ont ait rajouté quelques vallées supplémentaires afin que « l’œuvre » qui dormait qui sait dans un fond de hangar   de  l’artiste, corresponde à la destination officielle que lui a donné l’actuelle  majorité municipale.

M. Estrosi s’est offert une page de publicité dans le monopole de presse, non pas pour prendre acte de la volonté exprimée par les  Niçois, mais pour indiquer qu’elles ne seront pas retirées. Pensant habile de coller à l’actualité parisienne pour justifier le mauvais goût à Nice, il a indiqué qu’une « œuvre »  de l’artiste est actuellement exposée devant le château de Versailles. Nous avons pu voir et entendre sur les chaînes télévisées ce qu’en pensaient les visiteurs horrifiés. Le grand  sculpteur Sartorio, qui réalisa entre autre la façade du Palais de la Méditerranée, disait « qu’une belle façade est une politesse due aux passants », les ferrailles en question, sont à la fois une insulte à l’histoire de Nice, à la vérité historique  et au bon goût des passants. Les Niçoises et les Niçois prendront acte du mépris que le maire de Nice montre  pour leurs avis et volontés, d’autant qu’il ne les a nullement consultés pour installer cette chose, dont ils ont de surcroît payé la très coûteuse installation.

Par ailleurs, l’on nous annoncé le retour d’exil de l’Apollon qui devrait réintégrer prochainement la fontaine située  place Masséna. D’aucuns, sentant se lever un vent mauvais, ont sans doute pensé qu’il serait peut-être temps de donner quelque satisfaction aux Niçois qui voient avec colère leur culture et leur identité foulées aux pieds depuis des années et plus particulièrement depuis trois ans.. Mais il est hors de question que ces bons apôtres, récupèrent médiatiquement le retour de cette statue à son lieu d’origine. Nous rappelons donc que ce sont la LRLN et les Nouvelles Niçoises qui suscitèrent voila quelques années un grand mouvement  à Nice et ailleurs, pour sauver les bronzes de la fontaine en question lesquels pourrissaient, oxydés par les embruns marins, à la station d’épuration des eaux usées de Nice. Plusieurs journaux et chaînes de télévision, ainsi que l’association Janniot (du nom de l’artiste qui avait réalisé cette fontaine) se mobilisèrent également et après un tollé général l’ancienne municipalité fut contrainte, sous la pression populaire, de faire restaurer ces bronzes et de les replacer dans la fontaine. Notre objectif, comme celui de l’association Janniot était de faire reconstituer l’œuvre d’origine dans son entier. Ce n’est donc pas à ceux qui, prenant le train en marche, ne font qu’achever le travail engagé par la LRLN, par l’association Janniot, et par les Niçois qui protestèrent en masse, de tirer parti médiatiquement et politiquement aujourd’hui d’une action initiée par d’autres qu’eux. 

Les Niçois ne doivent qu’à eux-mêmes, la reconstitution de cette fontaine à laquelle ils sont attachés. Ils ont prouvé ainsi, à ceux qui aujourd’hui font mine d’en douter, qu’ils  apprécient beaucoup l’Art, le vrai ;  c’est précisément pour cette raison qu’ils rejettent les ferrailles en question qui ne sont « art » que dans un petit microcosme nombriliste mettant en pratique la théorie d’Andy Warhol, pape de l'art moderne : « Aujourd’hui l’art, c’est de faire de l’argent ».... De même des riverains se sont mobilisés pour refuser catégoriquement  que soit placée une sculpture de Sosno sur une place de leur quartier. N’en déplaisent à l’ancien combattant de l’art moderne qui depuis quarante ans vend inlassablement ses intelligentes bafouilles déclinées en blanc sur fond noir : Tout n’est pas Art... comme il le prétend. Les niçoises et les niçois en ont assez que les deniers publics soient dilapidés en acquisitions d’inesthétiques témoignages de la déliquescence des temps actuels. Le maire de Nice a cru bon d’imposer arbitrairement les ferrailles de la honte aux Niçois qui n’en veulent absolument  pas, ceux-ci lui resserviront les ferrailles sur un plateau lors des municipales de 2014 quand il les caressera dans le sens du poil pour tenter de se faire réélire. »