AIGLE_MASSE_Communiqué de la L.R.L.N. du 25 juillet 2012 

« Baptiser le nouveau stade de Nice du nom d’une compagnie d’assurance étrangère, accolé au mot « riviera », est à la fois un non-sens et une nouvelle atteinte intolérable à l’identité niçoise.  Nice n’a rien  voir avec la « riviera » terme vague inventé par le français Liegard, et bien que le Veau d’Or  triomphant soit servi par les politiciens, les Niçois, eux n’ont pas l’intention de vendre leur âme et leur identité, ce qui est la même chose.

« Depuis le début de la mandature Estrosi, les atteintes à notre identité sont allées crescendo, comme si ses ambitions nationales bien connues avaient pour prix de donner au jacobinisme parisien, toujours plus de gages de  « non nissartitude ».

« Nous avons vu d'abord disparaître la reproduction de la statue de Charles-Félix devant la Mairie ; remplacée par le pouce de César, c’était un doigt d’honneur aux Niçois,  en quelque sorte. Le démantèlement des fêtes niçoises organisées naguère par Dédé Truqui, réduites à la portion congrue, la suppression du mot d’accueil en niçois au standard téléphonique de la Mairie, les drapeaux Niçois devenus très discrets, la comédie de la réhabilitation de napoléon le Petit, premier dictateur moderne qui renversa la République, les ferrailles de la honte commémorant une invasion militaire et un plébiscité truqué, l’arrestation de jeunes et courageux Niçois qui chantaient Nissa la Bella devant le théâtre de Verdure le jour où l’on célébrait indignement l’asservissent de nos ancêtres, la pièce de théâtre honteuse et falsificatrice, jouée lors de ces cérémonies, louant les prétendues vertus de ce dictateur  responsable de multiples assassinats, fusillades et déportations en masses, qui en outre détruisit la langue niçoise et tenta d’effacer à jamais notre identité...

« Sans oublier l’écharpe du club de Monaco portée publiquement par le maire, le « mariage » contre nature de Nice avec Marseille, la dissolution de la BSN et l’abandon programmé du stade du Ray, pour réaliser dans la plaine du Var une juteuse opération financière, qui bénéficie à de grosses sociétés non niçoises et risque de nous coûter très cher dans un avenir proche. 

« Il convient également de relever à cette occasion, que Nice, depuis l’annexion scélérate a toujours été la vache à lait des  banquiers et affairistes français et de nombreux exemples montrent que cela continue aujourd’hui de plus belle, alors que les niçois sont chassés de chez eux par la flambée de la spéculation immobilière, ou spoliés de leurs terrains.

« Alors qu’un sondage avait indiqué qu’une forte majorité de niçois désirait donner au grand stade le nom de Garibaldi, on l’affuble aujourd’hui, par vénalité, d’un nom ridicule. Les Niçois même menottés par le jacobinisme parisien, n’ont jamais courbé l’échine et ont toujours répondu aux offenses par le mépris. Ce fut le cas lors de l’érection de la statue du traître à Nice, masséna, dans un square public ; ne pouvant l’empêcher, ils firent en sorte de rendre ce lieu nauséabond et le baptisèrent  « Lou coumun de masséna », ce qu’il est inutile de traduire. 

« Ce sont encore les Niçois qui le soir du 4 septembre 1870, alors que le régime du tyran honni s’effondrait dans la honte et le sang, baptisèrent du nom de Garibaldi,  l’ex-place napoléon. Les vrais Niçois d’aujourd’hui doivent suivre l’exemple de leurs ancêtres, et baptiser eux-mêmes le Grand Stade du nom de Garibaldi, et ne le nommer qu’ainsi ; Qu’importe le nom officiel résultant d’une opération financière qui bafoue la volonté populaire, celui que l’on retiendra à Nice, sera celui que lui donneront les Niçois entre eux.

« Celui qui, pour l’instant, est maire de Nice, ayant perdu l’appui supposé de l’ex-président,  vient d’amorcer un virage à 180°, car il convient de caresser les Niçois dans le sens du poil à l’approche des élections municipales. Lui qui, en début de mandat, déclarait que le Var ne serait plus une frontière et aujourd’hui, qu’il veut créer un courant « bonapartiste et gaulliste » au sein de son parti, annonce à grand renfort de tambours et trompettes dans le monopole de presse, qu’il va rendre enfin aux  niçois l’ancien Palais communal, sis place Saint-François, projet qui n’est pas le sien, car la LRLN, en 2008,  l’avait négocié avec l’ancien maire, lequel, bon gré mal gré, avait été contraint de le faire figurer dans son programme.

« Mais l’on ne séduit personne en plagiant les autres et en mettant brusquement en épingle des projets dont on se moquait éperdument quatre ans auparavant, d’autant que durant la campagne municipale de 2008, M. Estrosi interrogé par la presse, avait cité comme ses héros niçois... uniquement des non niçois, à savoir Calmette, Mgr Rémond et Torrin et Grassi ! Il ignorait alors l’existence de Ségurane,  de Garibaldi  et de Jeanne Verani !

« Les Niçois mesureront l’amour de M. Estrosi  pour l’identité niçoise, à l’aune de l’une de ses dernières déclarations dans laquelle il a indiqué qu’il installerait dans l’ancien Palais communal, une salle où seraient exposés...   les portraits de tous les présidents de la République française !!!.... à commencer par le prince-président, futur napoléon III, qui renversa la République et annexa Nice par la force !!!  Ce serait ridicule et incongru, si ce n’était pas honteux.

« Le sieur Ciotti que la presse nationale donne pour concurrent au maire, curieusement, et dans le même temps, se trouve lui aussi pris d’amour pour les traditions niçoises, au point que par le biais du conseil général, financé par nos deniers, il vient de ressusciter le Passagin...  Enfin, l’été pour les touristes... et sans doute pour mieux  mettre en valeur l’identité niçoise,  on a vu dans le monopole de presse, une photographie du pointu mythique, arborant un beau pavillon français !!!  

« Les vrais niçois sont las de ces tartufferies ;  ils en ont plus qu’assez de ceux pour qui la culture niçoise n’est qu’un faire-valoir, tout au plus quelques  farandoles costumées au festin des cougourdons.  Les mêmes  qui folklorisent notre culture, nient l’identité niçoise, car elle implique aussi une identité politique qui si elle reprenait corps, les éliminerait de facto.

« Cette identité politique, nous la reconstruisons depuis une décennie, contre vents et marées, et viendra bientôt le temps où, en pleine déliquescence des structures françaises, la société civile niçoise prendra ses affaires en main et chassera du pouvoir municipal les serviteurs des partis parisiens. Libera Nissa !!! »