AIGLE_MASSE_« Alors qu’une très grave crise économique frappe les Niçois, déjà pénalisés par Paris, qui depuis 1860 privilégie Marseille au détriment de Nice, alors que le taux de chômage est élevé chez nous, Messieurs Estrosi et Ciotti multiplient les dépenses inutiles, jetant à pleines brassées les deniers publics comme s’il s’agissait de confettis. L’on peut dire qu’en matière de publicités inutiles, c’est le Carnaval perpétuel pour la Mairie, le Conseil Général et la Métropole, mais les très coûteux confettis qui inondent les médias, ce sont les habitants du Pays de Nice qui les payent avec leurs impôts locaux…

« Nous assistons depuis longtemps à une débauche de publicités inutiles dans le monopole de presse et autres médias, et le mouvement s’emballe depuis quelques mois. La proximité des élections municipales n’est peut-être pas étrangère aux « bonnes relations » que les pouvoirs locaux en place semblent vouloir entretenir avec la presse locale ; la manne financière, à sept ou huit mille euros la pleine page couleur, entretient l’amitié… Mais, alors que les Niçois souffrent, ce gaspillage qui s’accentue devient véritablement intolérable et odieux.

« Dans le domaine des publicités inutiles, nous avions déjà connu naguère des déferlantes médiatiques pour la farce estrosienne des « Jeux olympiques d’hiver à Nice », pour une autre fantaisie estrosienne « Le tram sur la Promenade », et autres niaiseries, aujourd’hui, cela continue avec « L’année Matisse », «Le parc du Mercantour », et d’autres. Au moment où les Niçois se serrent la ceinture, le pilonnage ruineux de publicités pleines pages en couleur répétant stupidement : « Les jeux de la francophonie, moi j’y serai » est tellement écœurant qu’il donne lui, envie de surtout ne pas y aller… de rouler ces publicités en boule et de les faire avaler à ceux qui ont ordonné de les insérer. La francophonie n’a jamais été la tasse de thé des vrais Niçois qui préfèreraient que leur langue soit apprise à l’école plutôt que l’on gaspille une fortune pour annoncer un évènement inintéressant au relent colonial qui se déroulera dans trois mois.

« L’on voit journellement défiler des pleines pages couleur, des demi-pages, des quart de pages dans le monopole de presse, à tous propos et occasions au point d’en être écœuré ; nous en avons déjà recueilli et classé des mètres cubes ! Nous en éditerons un catalogue chiffré…L’information est nécessaire, certes, mais la perte de toute mesure est détestable.

« Les Niçois victimes du chômage ont la joie de voir s’étaler dans le monopole de presse des placards en couleur leur apprenant que « La Métropole leur ouvre la porte de l’emploi » ; ceux qui sont en recherche de logement on droit eux à des placards indiquant : « Priorité au logement »… sans pour autant que les uns ou les autres trouvent un emploi ou un logement ; ces placards publicitaires, passés en boucle durant des semaines sont insultants, car avec ce qu’ils coûtent, un fond aurait pu être créé, pour aider financièrement les Niçoises et les Niçois qui en ont besoin.

« Et que dire cette kyrielle étourdissante d’annonces inutiles et répétées, qui coûte une fortune ; les titres sont parlants : « Ironman France-Nice » ; « Les accidents domestiques ça n’arrive pas qu’aux autres » ; « Voyagez malin avec la carte Azur » ; « Open de Nice Cote-d’Azur » ; « journées verticales » ; « Toutes voiles dehors » ; « En toute franchise, mes courses en 1 heure à Nice, c’est possible » ; « Assises proximité 100 questions , 100 réponses », feuillet de quatre pages d’intox en couleur dans lequel la Mairie fait les questions et les réponses ! ; « Voiture électrique, 2 ans et déjà pleine d’avenir » ; « Les soirées estivales du Conseil Général », (un « cadeau » payé par les deniers pubics !) ; « Nice Cote d’Azur, sur la route de la mobilité durable » ; « Métropole Nice Cote-d’Azur 100 % bleu, bougez en toute liberté » alors que les parkings manquent et que la Ville est saturée ! ; « Les régates à Nice » ; « Fier de travailler pour la Métropole » série de pleines pages couleur passées de multiples fois ; « Le Conseil général félicite les participants au plus beau marathon de monde » ; « Le tramway Ouest-Est plébiscité par les Niçois ! » ; « Métropole Nice Côte d’Azur, les 3 stations blanc Azur » ; « Prévenons le risque pour éviter le pire » ; « Alpha, les loups du Mercantour » ; « L’eau de Nice Cote d’Azur fait du bien à notre santé » ; « Prévenons le risque pour éviter le pire » etc. etc…

« Mais dans cette logorrhée médiatique, dans cette hémorragie d’argent public, nos édiles atteignent un summum qui laisse un goût amer : « 93000 € c’est le coût du tapage nocturne pour la ville de Nice » ; « Stop aux incivilités, 500 000 € c’est le coût du retrait des tags pour la ville de Nice » ; « Stop aux incivilités, 88 000 € c’est le coût annuel des épaves de véhicules pour la ville de Nice »…. Il ne manque qu’une publicité finale apprenant aux Niçois « Combien ont coûté ces placards parfaitement inutiles » (car les responsables des incivilités et du bruit n’en ont que faire), afin que l’on l’ajoute cette somme aux 681 000 € de débours annoncés… !!!

« Dans notre Pays de Nice, les choses doivent changer impérativement ; La politique des ronds-points inutiles menée par le Conseil Général, et celle des bulles de savon menée par la Mairie doivent cesser impérativement. Les Niçois doivent exiger que chaque année la Mairie et le Conseil général passent une annonce, (très utile celle-là), indiquant clairement les sommes dépensées en « communication » dans la presse et en construction en rond point et travaux similaires. Et ces informations doivent être fournies, car actuellement elles sont soigneusement dissimulées dans le fatras des budgets officiels des collectivités, illisibles pour un non initié.

« Ces gaspillages ne sont hélas pas les seuls, et la très coûteuse « Coulée verte » réalisée en pleine crise économique alors qu’il n’y avait nulle urgence, en est l’exemple. Nous appelons les Niçois à exiger des comptes précis et détaillés, lisibles par tous. Les prochaines élections municipales et cantonales, nous offrirons la possibilité de faire cesser cette gabegie permanente : Chassons les tenants du pouvoir actuel pour installer la société civile aux affaires, car n’importe quelles personnes de bon sens géreraient mieux la Ville que les politiciens de carrière qui ne sachant pas, pour la plupart, ce qu’est un emploi salarié au SMIC, jettent l’argent des Niçois par la fenêtre, par stupidité et mégalomanie chronique. Ahura Basta ! Issa Nissa !!! ».